Ce n’est pas par l’odeur du pet qu’on reconnaît un vieux (Septième partie)

Une « Made in Dubaï », ça ne se caresse pas comme ça. Une « Made in Dubaï » pur jus, la Matou. Depuis trois ans qu’il la connaissait, Kader Konaté n’avait jamais vu ses cheveux naturels qu’elle rallongeait avec des mèches brésiliennes ou indiennes, ou s’arrangeait à cacher sous des perruques tellement broussailleuses qu’elles rendraient jalouses celles de la femme de Paul Biya.

Ce n’est pas par l’odeur du pet qu’on reconnaît un vieux (Sixième partie)

Les prophètes aussi aiment la cravache.Kader Konaté a beau vouloir empêcher « Espace Schengen » de s’éparpiller à tout lit et à tout égout dans Bamako, il a beau vouloir la garder, poitrine, derrière et accessoires à lui tout seul, mais aller jusqu’à collaborer avec un serpent ! « Ce n’est pas parce qu’elle est saoulée que la souris part dormir dans le salon du chat », que stipule le dicton. Son visage s’assombrit, donc, quand Karamoko Coulibaly lui proposa de miner Matou au serpent.

Ce n’est pas par l’odeur du pet qu’on reconnaît un vieux (Cinquième partie)

Karamoko Coulibaly, Allah Le Miséricordieux et son Prophète lui sont témoins, n’est pas un marabout, euh, un prophète à faire les choses à moitié. Aussi, quand Kader Konaté, les larmes aux yeux, finit, ce soir, de lui exposer l’humiliation dont l’avait couvert sa femme « Espace Schengen », et proposa la sanction qu’il avait retenue contre elle, le « cadenassage », le prophète Coulibaly se leva en rage, se saisit de sa queue de cheval, mythique objet qu’il secouait quand il invoquait ses partenaires les esprits, se fondit en incantations, faisant succéder les noms d’Allah, de Mahomet et de petits dieux du désert malien dans un mélange aussi hétéroclite que risible.