« Ah Zidane ! » ou l’ininterrompue danse de Faure Gnassingbé

« A force de vouloir continuer à danser, même le meilleur danseur finit par se retrouver sans acclamateur », dit le proverbe éwé-mina. Oui, mais si le danseur est mauvais et n’a pas d’acclamateur, que perd-t-il en s’entêtant de rester ? Rien. Si ce n’est, au contraire, l’espoir qu’il a qu’en continuant de danser, il finira par avoir un, deux, quelques acclamateurs pour le féliciter et, qui sait, l’admirer.

Le devoir de dissidence au Togo

Peuple togolais, tu es, aujourd’hui, dans la situation d’un animal ligoté avec un couteau sur la gorge. Tu n’as donc rien à offrir dans cette bataille que l’énergie de ton désespoir. Et c’est cette énergie du désespoir qui pousse la bête ligotée à se débattre même en sentant le couteau de son bourreau sur sa gorge qui doit te pousser aujourd’hui à rentrer en dissidence.

Non, cher Monsieur Valls, ce n’est pas à la France de croire au Togo !

C’est au jeune chômeur togolais qui, jour après jour, voyant ses diplômes vieillir, sa valeur sur le marché du travail se déprécier, s’adonne, désespéré, à l’alcool et à la drogue, de croire au Togo.
C’est à l’étudiant togolais qui se dirige, le ventre vide, vers un campus universitaire où il est beaucoup plus sûr de croiser des corps habillés cagoulés que ses enseignants, de croire au Togo.

Pitié pour notre sébile, Messieurs de la Minusma !

Messieurs de la Minusma, C’est un honneur pour moi de vous adresser cette lettre en ce moment crucial de la vie sociopolitique du Mali, vous qui êtes des amis du Mali, comme nous l’a rappelé tout récemment le président malien. Un honneur pour moi parce que, tout comme vous, je suis un ami du Mali, […]