Culture Société

Ce n’est pas par l’odeur du pet qu’on reconnaît un vieux (dix-septième partie)

Arafat DJ, le Yorobo 5050 55555 000 volts (Crédit image: www.youtube.com)
Arafat DJ, le Yorobo 5050 55555 000 volts (Crédit image: www.youtube.com)

Si tu danses pas Arafat DJ en boîte, tu danses quoi alors ?

« Ma chérie, pourquoi nécessairement y aller, en boîte de nuit, en jean plaqué et body ? Je m’y sentirai mieux en basin boubou ou en veste, c’est plus ample et aéré, tu sais toi-même que mes courbatures… » essaya de bredouiller l’inspecteur des Impôts de classe exceptionnelle à sa femme. « Parce que la mode, mon bébé, tu te vois comme un vieux, Kader, mais moi Alima ta femme je ne t’ai jamais vu ainsi, tu es jeune de chez jeune, jeune choco, pas même un jeune quatre poches naviguant entre la trentaine et la quarantaine, hein, moi je t’ai toujours vu comme un jeune cinq étoiles, tout frais tout dur, allez, mon jeunot, viens m’essayer les jeans et body pour que je vois ton flow.» Elle lui déposa un baiser humide sur les lèvres et Kader Konaté n’ajouta plus un seul mot. lire la suite »

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Ce n’est pas par l’odeur du pet qu’on reconnaît un vieux (Back soon !)

Bientôt de retour
Bientôt de retour

Ce proverbe éwé a raison : « Même quand l’urine s’en va vadrouiller partout dans le monde, elle revient toujours couler contre la cuisse. »

Après des semaines de silence et d’interruption de votre feuilleton « Ce n’est pas par l’odeur du pet qu’on reconnaît un vieux », je reviens remettre les pendules à l’heure. L’interruption était justifiée pour deux grandes raisons : mon engagement, à travers mes articles, dans les élections présidentielles au Togo et le drame qui l’entoure – Faure Gnassingbé a officiellement viré en dictateur en présentant sa candidature pour un troisième mandat-, et la sortie de mon nouveau livre : « Pour que dorme Anselme. » lire la suite »

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Ce n’est pas par l’odeur du pet qu’on reconnaît un vieux (Seizième partie)

Boîte de nuit (Crédit image: www.senenews.com)
Boîte de nuit (Crédit image: www.senenews.com)

Un bon mari, ça va en boîte de nuit

Kader Konaté, étonné, sursauta. Lui, en boîte de nuit ? Benyamin Netanyahu, dans un long boubou, la tête voilée, priant dans une mosquée wahhabite en Arabie saoudite, aurait été dix fois moins incongru que lui, Kader Konaté, se déhanchant dans une boîte, entouré d’une foule d’adolescents surexcités par leur libido naissante.

Posément, en passant les doigts dans les cheveux d’Alima, il lui expliqua qu’il l’aimait, qu’elle savait très bien qu’il l’aimait et était prêt à tout faire, tout tenter pour lui faire plaisir, mais, sincèrement, il fallait qu’elle oublie cette histoire d’anniversaire en boîte de nuit. Il lui fêterait son anniversaire à la maison, devant le nombre d’invités qu’elle voulait. Mais en boîte, non. lire la suite »

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Ce n’est pas par l’odeur du pet qu’on reconnaît un vieux (Quinzième partie)

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 Une bonne femme, ça réveille les raideurs refroidies

« Un bon cuisinier sait reconnaître un goret qui fera une bonne sauce dans le roulement de ses couilles », dit le dicton.

Kader Konaté avait déjà imaginé les folles nuits que la jeune Alimata lui procurerait. Ces deux plantureuses fesses juvéniles et rebelles que tentait vainement de maitriser un slip surchargé, des fesses qui semblaient lui crier, à lui Kader Konaté leur nouveau et sûrement leur premier propriétaire : « Kader fais vite, nous n’en pouvons plus, fais vite, paie la dot et épouse-nous, dompte-nous très rapidement, et laisse-nous te montrer ce que nous pouvons réaliser dans ton lit, épouse-nous vite, Kader… » Oui, ces fesses qui semblaient lui susurrer cette mielleuse invite. Ces perles bine bine et leur tintement tcha tcha tcha suivant les coups de reins de leur patronne. Ces deux seins durs, amandes gonflées de désir, qui n’attendaient que sa bouche pour être tétés… lire la suite »

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Ce n’est pas par l’odeur du pet qu’on reconnaît un vieux (quatorzième partie)

 

RIP. Charlie Hebdo ne mourra pas.
RIP. Charlie Hebdo ne mourra pas.

L’épisode de silence, pour que vive Charlie
En 2012, à travers l’article : « L’islamophobie aux enfants de 7 à 77 ans » publié dans ce blog et dans des sites web africains, je prenais la défense du magazine Charlie Hebdo dans l’affaire des caricatures de Mahomet qui enflammait l’actualité, suite à la polémique autour du film « L’Innocence des musulmans », et expliquais que ce ne sont pas les caricaturistes et réalisateurs qui donnent à l’islam la très mauvaise image qu’il a aujourd’hui, mais plutôt ceux qui tuent les caricaturistes et réalisateurs tout en en se proclamant défenseurs de l’islam. lire la suite »

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Ce n’est pas par l’odeur du pet qu’on reconnaît un vieux (treizième partie)

Perles Bin-bin autour des hanches d'une fille (Crédit image: www.xibaaru.com)
Perles Bin-bin autour des hanches d’une fille (Crédit image: www.xibaaru.com)


Les perles bin-bin rapprochent les fiancées des déesses

Pendant une demi-heure, K2 réfléchit à la proposition de la famille Sylla. Il était sûr d’une chose, et l’adage qui stipule que même un noyé on le lave avant de l’enterrer l’exprime si bien, ce n’est pas parce qu’on a été trompé par une femme qu’on ne doit plus en prendre une autre. Au contraire. Il faut en prendre une plus jeune, plus claire de teint, plus ronde devant et derrière… pour montrer à l’infidèle que c’est seule l’imprudente qui n’est jamais allée au Cameroun qui se targue d’avoir les plus grosses fesses au monde. lire la suite »

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Ce n’est pas par l’odeur du pet qu’on reconnaît un vieux (douzième partie)

Femme de teint clair (Crédit image: https://www.youtube.com/watch?v=KpSlVXdtcMY)
Femme de teint clair (Crédit image: https://www.youtube.com/watch?v=KpSlVXdtcMY)

Dis-moi ton teint, je te dirai le montant de ta dot

Il sonnait seize heures trente et les premiers ouvriers chinois de Bamako avaient commencé à rentrer chez eux, pressés d’aller se changer et traîner leurs gringalets corps et leurs costaudes libidos chinoises vers des bars à putes libanais, quand, devant cette réunion de sourds qui ne finissait pas de s’allonger, Madou Sylla, frère cadet d’Aladji Sylla, se leva et demanda la parole en introduisant son discours par un dicton populaire : « Ce n’est pas par l’odeur du pet qu’on reconnaît un homme âgé, mais par la blancheur de la tête. » lire la suite »

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Ce n’est pas par l’odeur du pet qu’on reconnaît un vieux (onzième partie)

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Allah protège le pèlerin et les trésors de son entrecuisse

« La guenon qui file pour aller gratter les couilles de son amant et celle qui détale devant la massue d’un chasseur n’ont pas la même ardeur à la course« , dit le proverbe.

El Hadj Boubacar Sylla et son djeli Kouyaté n’eurent pas besoin de se poser des questions sur ce qui était en train de leur arriver, ou plutôt ce qui était en train d’arriver à leur gendre Konaté avant de décoller de leur siège et détaler, chacun de son côté, devant le chien enragé hurlant qui filait vers eux avec la machette de Coulibaly luisant sous les frêles rayons solaires du matin. lire la suite »