Monsieur Ouattara, votre sécurité ne vaut pas la vie de cent personnes

Alassane Ouattara

Monsieur Ouattara, je suis un citoyen togolais, voisin et frère de la Côte d’Ivoire, le pays que vous dirigez depuis six ans. Permettez-moi, tout d’abord, de vous souhaiter beaucoup de courage dans la gestion de toutes ces mutineries qui embrasent votre pays depuis un certain temps. Vous êtes, aujourd’hui, dans la posture d’un père de famille condamné à vivre sous le même toit avec des enfants ayant sombré dans le grand banditisme et pouvant prendre les armes contre lui n’importe quand. Mais passons, vous auriez dû y penser quand vous faisiez appel à des bandits, des drogués, des gangsters et des rebelles pour vous aider à prendre le pouvoir.

Monsieur Ouattara, je vous écris par rapport à une situation vécue le dimanche 25 juin 2017 dans un avion de la compagnie Air Côte d’Ivoire en partance de Lomé pour Abidjan. Il sonnait 09H25 minutes. Nous étions une centaine de passagers installés dans un bombardier de la compagnie aérienne ivoirienne, quand on nous informa que notre décollage allait prendre une vingtaine de minutes de retard, l’aéroport d’Abidjan étant fermé pour raisons de sécurité à cause d’un voyage présidentiel. Continue la lecture

Non, cher Monsieur Valls, ce n’est pas à la France de croire au Togo !

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Cher Monsieur Valls, c’est un secret de polichinelle pour nous, Africains francophones, qu’entre nos pays et votre pays, la France, se sont tissés, depuis des décennies, des liens très étroits, très sombres, très louches, qui, au fil des ans, des décennies, malgré les dénonciations et les promesses de rupture, ne font que s’affermir.  La Françafrique, appelons l’hydre par son nom, puisque c’est d’elle qu’il s’agit.

Nous savons également, cher Monsieur Valls, que l’une des pratiques de la secte françafricaine consiste, à vous, hommes politiques français de tout bord, de gauche ou de droite, à venir sillonner les palais présidentiels de nos pays à l’approche des élections chez vous. Que venez-vous chercher chez nous durant ces périodes ? Nous ne disserterons pas sur ce mystère séculaire, même si beaucoup de langues affirment, mordicus, que vous venez y chercher des valises d’argent pour aller financer vos compagnes électorales. Mais passons, laissons vos valises et leurs contenus douteux sur vos consciences. Continue la lecture

Ôtez ces treillis que les Togolais ne sauraient aimer !

Militaires togolais (Crédit image: www.republicoftogo.com)
Militaires togolais (Crédit image: www.republicoftogo.com)

Qui a organisé la fête sur Internet et les réseaux sociaux ? Qui, le premier, a entonné la chanson ? Qui, le premier, l’a reprise ? Qui, le premier, a joué la musique ? Qui, le premier, a marqué des pas de danse ? Qui, le premier, a applaudi ? On ne le saura pas. Nos yeux ont seulement vu, il y a une semaine, sur les réseaux sociaux, dans les forums des sites web et partout sur Internet, des internautes togolais, beaucoup d’internautes togolais faire la fête, une vraie fête, une fête-fête.

Ils ont fêté quoi ? La mort de cinq militaires togolais, casques bleus de l’ONU, tués, le dimanche 29 mai 2016, au Nord Mali par des terroristes islamistes. Continue la lecture

Ce n’est pas par l’odeur du pet qu’on reconnaît un vieux (dix-septième partie)

Arafat DJ, le Yorobo 5050 55555 000 volts (Crédit image: www.youtube.com)
Arafat DJ, le Yorobo 5050 55555 000 volts (Crédit image: www.youtube.com)

Si tu danses pas Arafat DJ en boîte, tu danses quoi alors ?

« Ma chérie, pourquoi nécessairement y aller, en boîte de nuit, en jean plaqué et body ? Je m’y sentirai mieux en basin boubou ou en veste, c’est plus ample et aéré, tu sais toi-même que mes courbatures… » essaya de bredouiller l’inspecteur des Impôts de classe exceptionnelle à sa femme. « Parce que la mode, mon bébé, tu te vois comme un vieux, Kader, mais moi Alima ta femme je ne t’ai jamais vu ainsi, tu es jeune de chez jeune, jeune choco, pas même un jeune quatre poches naviguant entre la trentaine et la quarantaine, hein, moi je t’ai toujours vu comme un jeune cinq étoiles, tout frais tout dur, allez, mon jeunot, viens m’essayer les jeans et body pour que je vois ton flow.» Elle lui déposa un baiser humide sur les lèvres et Kader Konaté n’ajouta plus un seul mot. Continue la lecture

Ce n’est pas par l’odeur du pet qu’on reconnaît un vieux (Back soon !)

Bientôt de retour
Bientôt de retour

Ce proverbe éwé a raison : « Même quand l’urine s’en va vadrouiller partout dans le monde, elle revient toujours couler contre la cuisse. »

Après des semaines de silence et d’interruption de votre feuilleton « Ce n’est pas par l’odeur du pet qu’on reconnaît un vieux », je reviens remettre les pendules à l’heure. L’interruption était justifiée pour deux grandes raisons : mon engagement, à travers mes articles, dans les élections présidentielles au Togo et le drame qui l’entoure – Faure Gnassingbé a officiellement viré en dictateur en présentant sa candidature pour un troisième mandat-, et la sortie de mon nouveau livre : « Pour que dorme Anselme. » Continue la lecture

Ce n’est pas par l’odeur du pet qu’on reconnaît un vieux (Seizième partie)

Boîte de nuit (Crédit image: www.senenews.com)
Boîte de nuit (Crédit image: www.senenews.com)

Un bon mari, ça va en boîte de nuit

Kader Konaté, étonné, sursauta. Lui, en boîte de nuit ? Benyamin Netanyahu, dans un long boubou, la tête voilée, priant dans une mosquée wahhabite en Arabie saoudite, aurait été dix fois moins incongru que lui, Kader Konaté, se déhanchant dans une boîte, entouré d’une foule d’adolescents surexcités par leur libido naissante.

Posément, en passant les doigts dans les cheveux d’Alima, il lui expliqua qu’il l’aimait, qu’elle savait très bien qu’il l’aimait et était prêt à tout faire, tout tenter pour lui faire plaisir, mais, sincèrement, il fallait qu’elle oublie cette histoire d’anniversaire en boîte de nuit. Il lui fêterait son anniversaire à la maison, devant le nombre d’invités qu’elle voulait. Mais en boîte, non. Continue la lecture

Ce n’est pas par l’odeur du pet qu’on reconnaît un vieux (Quinzième partie)

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 Une bonne femme, ça réveille les raideurs refroidies

« Un bon cuisinier sait reconnaître un goret qui fera une bonne sauce dans le roulement de ses couilles », dit le dicton.

Kader Konaté avait déjà imaginé les folles nuits que la jeune Alimata lui procurerait. Ces deux plantureuses fesses juvéniles et rebelles que tentait vainement de maitriser un slip surchargé, des fesses qui semblaient lui crier, à lui Kader Konaté leur nouveau et sûrement leur premier propriétaire : « Kader fais vite, nous n’en pouvons plus, fais vite, paie la dot et épouse-nous, dompte-nous très rapidement, et laisse-nous te montrer ce que nous pouvons réaliser dans ton lit, épouse-nous vite, Kader… » Oui, ces fesses qui semblaient lui susurrer cette mielleuse invite. Ces perles bine bine et leur tintement tcha tcha tcha suivant les coups de reins de leur patronne. Ces deux seins durs, amandes gonflées de désir, qui n’attendaient que sa bouche pour être tétés… Continue la lecture

Ce n’est pas par l’odeur du pet qu’on reconnaît un vieux (quatorzième partie)

 

RIP. Charlie Hebdo ne mourra pas.
RIP. Charlie Hebdo ne mourra pas.

L’épisode de silence, pour que vive Charlie
En 2012, à travers l’article : « L’islamophobie aux enfants de 7 à 77 ans » publié dans ce blog et dans des sites web africains, je prenais la défense du magazine Charlie Hebdo dans l’affaire des caricatures de Mahomet qui enflammait l’actualité, suite à la polémique autour du film « L’Innocence des musulmans », et expliquais que ce ne sont pas les caricaturistes et réalisateurs qui donnent à l’islam la très mauvaise image qu’il a aujourd’hui, mais plutôt ceux qui tuent les caricaturistes et réalisateurs tout en en se proclamant défenseurs de l’islam. Continue la lecture